L’absence estivale ou Alma I hate you

L'absence estivale 2016

Le pont de l’Alma.
Elles ne se connaissent pas mais l’une connait l’existence de l’autre et inversement. Ce n’est pas bien compliqué à comprendre quelque soit la langue parlée, surtout pour l’une d’elles.

Pour l’une, Alma, c’est le nom d’un pont. C’est également une autre qui rend l’histoire de l’une bien triste.
Pour l’autre, l’une qui est-elle ? Elle n’est que l’autre de son compagnon de voyage.

L’une est une ombre.

A la première, ça a été une douleur ; à la seconde, une tempête d’indiscrétions non dissimulées ; à la troisième, une révélation douteuse ; à la quatrième, encore une gifle. Une claque, deux puis trois et quatre.

L’une est celle qui fait le nombre impair ; tout le monde l’aime bien.
Dans ses excentricités, elle se comprend. Elle sait par intuition, et surtout, elle sait que le temps de traverser un pont, l’eau coule en-dessous et pas seulement les larmes.”
Août 2016 ©

Pape au thé, pape au sec

Pape au thé, pape au sec

En Italie, il a plu cet été là, et aussi en novembre quelques années plus tard. A Rome.
Quelques années plus tard, dans un autre contexte avec une autre personne.
Quelques années plus tôt, ce sont deux amis qui font l’expérience d’un voyage à travers l’Italie. Voyage expérimental qui s’est plus ou moins bien passé pour l’un comme pour l’autre et dont ils rient aujourd’hui en se souvenant. C’est une histoire d’amitié de longue date.
A Rome, il pleut deux ans plus tard. A ce moment, ce sont deux amants qui partagent l’expérience d’une capitale sous la pluie, avant de partager l’expérience des amours humides dans une chambre d’hôtel, sans doute charmant. Comme cela fut le cas en ces trois jours de repos que nous offre la période de Pâques. C’est une histoire d’amour dissimulé.

Pendant ce temps, il boit son thé au sec et les voit peut-être par l’une des fenêtres de son palais.

Pourquoi utiliser un pépin sous cette pluie qui pique le sol ? N’est-il pas mieux de se laisser tremper ? Exposer son corps et son visage à ces lourdes gouttes qui, en nous rinçant, se mêlent aux larmes.
Eux et moi, en Italie ou à Paris, nous finirons trempés par la même pluie, même si nous pensions être protégés par un parapluie. Celui de nos expériences passées.”
2015 ©